mercredi 14 août 2013

Bretonische Verhältnisse

Après avoir lu - avec plaisir - un des romans policiers mettant en scène la Bavière et le commissaire Kluftinger, j'en ai dégusté un moins dépaysant pour moi : Bretonische Verhältnisse de l'auteur Jean-Luc Bannalec a pour théâtre la Bretagne, Concarneau et Pont-Aven pour être plus précise, et pour héros un commissaire parisien exilé dans la plus belle région du monde. Etonnament, il ne s'agit pas d'une oeuvre francophone, mais d'un livre écrit en Allemand par un auteur mystérieux, dans le peloton de tête des ventes en Allemagne cette année, ce qui avait bien sûr éveillé ma curiosité un tantinet chauvine.  Et j'avais bien sûr pensé qu'il était d'une importance primordiale pour les lecteurs de ce blog que je me renseigne en téléchargeant ce roman sur ma merveilleuse Kindle. Au rapport !

Je ne saurais pas traduire le titre, l'expression sert par exemple à dire "Il fait beau pour la Bretagne" ou quelque chose du genre, ou bien "La recette contient peu de beurre pour une recette bretonne" (ça, je l'ai pas lu dans le livre, j'improvise).


Quand je dis auteur mystérieux, déjà, je veux dire par là que même s'il est écrit au début du bouquin que l'auteur est franco-allemand blablabla, en réalité, le monde littéraire se pose la question de sa véritable identité. Ptêt encore J.K Rowling ? Les spéculations vont bon train, cette dernière est de moi, Welt-online parle d'un éditeur connu. 

Moi, ce qui m'a le plus étonnée, c'est l'idée de planter le décor en Bretagne, et de faire de très bonnes plaisanteries et remarques sur la Bretagne en général (Seuls les Bretons ont le droit de faire des blagues sur le temps breton) ou Concarneau en particulier (La secrétaire du commissaire, Nolwenn, lui dit qu'il ne doit pas dire le nombre de fois où il est allé au festival des filets bleus tant que ce nombre n'est pas supérieur à douze). 

J'ai bien aimé retrouver Concarneau où Dômeu et moi avions rendu visite à la Nantaise, et Pont-Aven où j'avais fait un voyage de classe en grande section, ou entendre parler de crêpes complètes. Mais est-ce que ça a le même écho chez les Allemands ? Faudrait que je me renseigne autour de moi, histoire de savoir si oui ou non ça fait un peu office de guide touristique quand Jean-Luc Bannalec décrit des lieux ou conseille des restos.

Le second tome
 
Par ailleurs, le roman en lui-même est bien mené et même pas trop glauque. Y'a un mort au départ, évidemment, le vieux proprio d'un hôtel de Pont-Aven, mais on ne parle pas de sacrifices rituels comme dans certains romans policiers que j'ai lus récemment. On découvre plutôt des morceaux de l'histoire de l'art, Pont-Aven ayant servi de logis à des peintres comme Gauguin, et ça tient une grande place dans l'intrigue. Le commissaire, accro au café, m'a semblé très sympathique, et j'ai hâte de le retrouver. Fort heureusement, l'écrivain caché derrière un pseudo a déjà écrit un deuxième roman. En revanche, pas de traduction en Français à ce jour, donc heureusement que je reste espionne au service de ma patrie.

3 commentaires:

  1. comme quoi mon idée était bonne
    Tadig du pays gallo

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  2. Bah oui ! Merci mon Pôpa/Tadig/Vati ;o)

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  3. ta photo est de juin 2011 au Duet

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